Sessions à rallonge, rappels qui insistent, points à collectionner : la plupart des applications d'apprentissage sont construites pour retenir l'utilisateur le plus longtemps possible. C'est efficace pour les statistiques, beaucoup moins pour l'envie de revenir.
Kippu prend le contre-pied : une seule chose par jour, un geste qui a du sens, et un objet assez soigné pour qu'on ait envie de le retrouver le lendemain. C'est aussi notre propre produit, de la première maquette à la fiche App Store, et nous le faisons tourner nous-mêmes.
Le guichet imprime le billet du jour, on le composte en faisant glisser le poinçon, puis il affiche « À demain ». C'est la seule action de la journée, et elle prend moins d'une minute.
Le bruit du moteur et du papier, le retour haptique du poinçon, des reflets holographiques qui suivent l'inclinaison du téléphone : chaque billet se comporte comme un vrai titre de transport.
Le rituel reste entier pour tout le monde, sans publicité. Kippu+, en abonnement ou à vie, et six éditions de billet ouvrent le reste. Aucun prix n'est écrit dans l'app : c'est l'App Store qui fait foi.
Un serveur publie le catalogue et son calendrier. L'app embarque les 596 mots pour fonctionner hors ligne, et récupère les corrections dès qu'elle retrouve le réseau.
Une nouveauté, une édition offerte ou un mot d'excuse après une panne s'écrivent côté serveur et s'affichent dans l'app, quelle que soit sa version. Rien ne mène jamais dans le vide.
Un compte facultatif permet de retrouver sa progression ailleurs. La fusion de deux historiques est le calcul le plus délicat de l'app : il vit seul, et des tests dédiés le tiennent.
Un pipeline confronte chaque entrée au dictionnaire JMdict avant publication. Chaque mot a sa prononciation, embarquée pour être jouée au moment où l'on composte.